Cher(e) lecteur(trice), merci de vous intéresser à notre Site web, nous espérons que le contenu convient à vos recherches et intérêts. N'oubliez pas de vous inscrire pour être informé(e) de nos nouvelles publications. Merci et bonne visite.

Les élections au Maroc -2007 et 2015- ébauche d’une sociologie électorale, Abdelmoughit Benmessaoud tredano N° 5, Septembre 2016.


N°5 - Septembre / Octobre 2016
Cahiers Libres
Les Elections au Maroc - 2007 et 2015 -
Ebauche d'une sociologie électorale

Une sociologie électorale est-elle possible au Maroc? l'élaboration d'une sociologie électorale se heurte à plusieurs difficultés:
D'abord la non-publication complète, précise et détaillée des résultats des scrutins électoraux à la suite de leur déroulement, limite toute ambition d'un projet de construction de sociologie électorale.
Ensuite, l'installation d'une tradition de vote est une condition sine qua non et un préalable pour ladite construction. En effet, la non-inscription sur les listes électorales d'un nombre important de citoyens et une forte abstention, devenues presque habituelles, empêchent toute accumulation de la connaissance électorale nécessaire à la réalisation d'une véritable sociologie des élections.
l'encadrement politique des citoyens, par les notables et l'administration, n'autorise pas une autonomie réelle de l'électeur et rend difficile toute appréhension de sa véritable intention de vote.
La crise du politique et ses conséquences, notamment la désaffection du citoyen par rapport à la chose publique - remarquée depuis plus de 20 ans - ne permettent pas une meilleure compréhension du choix de l'électeur marocain.
La perte de confiance, élément déterminant dans tout système politique et par conséquent tout processus électoral, ne contribue pas à une meilleure connaissance du comportement électoral des Marocains.
Le fait que la majorité issue des urnes ne conduise pas à l'autonomie de l'exécutif, dans la mesure où le Premier ministre ou le Chef du gouvernement admet sa dépendance organique et surtout politique au pouvoir royal. Avant 2011, le Premier ministre Abbas Fassi, disait qu'il exerçait sa fonction selon les instructions royales et que son programme était les discours du Roi .De même, depuis la Constitution de 2011, le Chef du gouvernement, Abdelillah Benkirane, considère et reconnaît dans toutes ses déclarations la prééminence de l'institution monarchique et ce malgré ses nouvelles prérogatives. Tactique ou compromis? Enfin, la question et la manière de la répartition du pouvoir et de la nomination aux hautes fonctions de l'Etat sont largement édifiantes.
Ainsi, les citoyens, aussi bien ceux qui votent que ceux qui ne votent pas, peuvent légitimement douter de l'intérêt et de la pertinence des élections.
Par conséquent, un regain de confiance vis-à-vis du politique, ainsi des politiques et des citoyens envers la gestion de la chose publique et les élections, n'est pas tout à fait acquis pour le moment.
Le politique crédible, et donc attractif, peut contribuer à recréer la confiance. Les différentes politiques politiciennes « font gagner du temps » pour les partisans du statu quo mais ne préparent pas l'avenir du pays.
Des élections entourées de toutes les garanties de transparence et de liberté font partie du nécessaire processus de réforme; dans ces conditions, et grâce à une accumulation d'expériences et de pratiques électorales suivies, une sociologie électorale fiable, crédible et utile serait possible.
Libellés :

Enregistrer un commentaire

[blogger][facebook][disqus]

Cress Revue

{picture#http://store4.up-00.com/2017-07/149982714684611.jpg} Revue marocaine des sciences politiques et sociales, Dossier "Economie politique du Maroc", volume XIV, Hors série. Les auteurs du volume n'ont pas hésité ... {facebook#http://facebook.com} {twitter#http://twitter.com} {google#http://google.com} {pinterest#http://pinterest.com} {youtube#http://youtube.com} {instagram#http://instagram.com}

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Fourni par Blogger.