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juillet 2018






L’Etat, le Rif et le reste: 
entre les besoins socio-économiques et la théorie du complot 

Pr. Abdelmoughit B. TREDANO


“L’art de gouverner et plus difficile que l’art de la politique .Tant qu’on n’a pas de responsabilité, on peut multiplier les discours et théoriser .Mais à l’heure de gouverner, il faut le faire en fonction de l’argent disponible, des possibilités concrètes".
Luis Ignacio Da Silva dit Lula (ancien président brésilien)


“Sous toutes les formes de gouvernement, un Etat peut prospérer s’il est bien administré .On a vu des nations s’enrichir sous des monarchies absolues, on en a vu se ruiner sous des conseils populaires"  
Jean-Baptiste Say, Economiste français (1767-1832)

Le mouvement de contestation dans le Rif est entré dans son 7e mois ; il ne fait que se compliquer davantage.

L’Etat emploie tous les moyens (promesses, engagements et endiguement) pour l’apaiser et les dirigeants du mouvement s’ingénient à le perdurer.

Ce face-à-face dangereux, vu la faiblesse des moyens d’intermédiation, risque de déraper vers le pire. Et cela n’est pas exclu.

Deux thèses s’affrontent :

1- L’Etat qui considère que le mouvement est animé par des intentions autres que le social et l’économique (soutien étranger et velléités séparatistes), quand les dirigeants rifains ne font plus confiance aux responsables gouvernementaux et attendent un signal fort de la plus haute autorité de l’Etat.
Personne ne sait jusqu’où chaque partie ne peut pas aller ; mais personne ne peut éviter le dérapage de trop.

2- Le gouvernement rappelle que l’essentiel des demandes a été satisfaite ; celles déjà réalisée, celles qui sont en cours d’exécution et une troisième catégorie qui demande du temps.

Dans ces conditions pourquoi le mouvement dure ?

Il importe de rappeler aux dirigeants de la contestation qu’il y a plusieurs Rifs dans le Maroc d’aujourd’hui, 60 ans après son indépendance !!

La précarité, la marginalité, et l’exclusion n’est pas le propre de la contrée de Khattabi.

Est-ce une raison pour ne pas prendre en considération sérieusement des doléances de cette population ? D’autant plus que la province d’Al Hoceima retient moins l’attention de l’Etat que la Province de Nador qui elle concentre l’essentiel des investissements publics affectés à cette région du Maroc.    

Est-ce une raison pour laisser pourrir le mouvement 6 mois durant ?

Au fait, au-delà des problèmes concrets du Rif et d’ailleurs, il y a un sentiment d’injustice et de la Hogra , diffus, ressenti mais de plus en plus exprimé,   chez les Rifains et toutes les populations des  différentes “ périphéries ″ et des différents Maroc dit "inutiles″.

La plus grande des injustices, c’est l’absence de l’école qui forme, qui éduque et entretient le sentiment de la citoyenneté, de l’appartenance et de l’amour à la nation.  

La plus grande des injustices, c’est que le constat est fait depuis plus de   vingt ans et rien de durable, de viable de valable n’a été entrepris ; ni la COSEF et le conseil actuel ne peut répondre au défi de la réforme. La réponse n’est pas technique mais politique.

La plus grande des injustices c’est de laisser l’arabisation bâclée et faite au rabais, continuer à faire des dégâts sans bouger le moindre petit doigt.

La plus grande des injustices et la myopie politique, c’est de continuer à entretenir un système politique où moins de 7 millions participent sur 26 en âge de voter.
La plus grande des injustices, c’est l’accaparement des richesses par une petite minorité.
La plus grande des injustices, c’est la généralisation de la corruption, de la rente et des prébendes.

Au temps du net, de l’image et de la communication, cela ne peut continuer indéfiniment. 
Entre ceux qui ne veulent rien changer et ceux qui veulent tout bousculer, le chemin de la réforme existe. Il faut tout simplement le vouloir.

Entre la stabilité et la réforme, il ne faut pas choisir mais les réaliser toutes les deux ; la tâche est immense mais possible et réalisable, si la volonté politique existe.


 Les grandes nations le sont parce qu’elles l’ont voulu", aimait dire le Général De Gaule.








الاقتصاد السياسي و السياسات الاقتصادية في المغرب

 بقلم ذ نجيب اقصبي



ملخص الكتاب


إن الصورة التي يبدو عليها الاقتصاد المغربي اليوم هي وليدة خيارات أساسية، قامت منذ زهاء نصف قرن على رهان مزدوج، يتمثل في نموذج تنموي "ليبرالي" برافعتين، هما القطاع الخاص والانفتاح على السوق العالمية. وخدمة لهذه الخيارات، أطلقت الدولة طوال العقود الأخيرة سياسات عمومية متعددة ومتنوعة، وذلك بهدف تأمين نجاحها. من هذه الزاوية، لم يحدث عهد محمد السادس قطيعة مع عهد الحسن الثاني، وإنما سجل انعطافا سمح بإعطاء دينامية للاقتصاد والتحسيس بالظروف الصعبة التي يعيش فيها جزء كبير من الساكنة.
 
وبالنظر للوضعية الموضوعية للاقتصاد المغربي حاليا، واعتمادا على الإحصائيات الرسمية والوقائع المقنعة، يتضح بشكل بديهي أن المغرب خسر الرهان المزدوج المبني على "قاطرتي" القطاع الخاص والصادرات.

ولذلك، تستدعي هذه المعاينة القيام بتفكير يستمد إلهامه من الاقتصاد السياسي للسياسات الاقتصادية المعتمدة في البلاد. وتؤدي هذه العملية إلى خلاصة مفادها أن النظام السياسي أصبح عائقا أساسيا أمام التنمية الاقتصادية والاجتماعية للبلاد.





Maroc :
le modèle économique en question


Rabat le 12 juillet 2018 
A partir de 8h 30 – Salle de Conférence – Décanat

Université Mohammed V- Rabat
Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales – Souissi

Argumentaire

Pr Mohammed AKAABOUNE
Le modèle économique du Maroc, comme c’est le cas de nombreux pays en développement, tire l’essentiel de sa substance du Consensus de Washington. Ce consensus a mis l’accent sur la nécessité pour les pays concernés de renforcer les règles de l’économie de marché. Au niveau des résultats, de nombreux pays ayant mis en œuvre ces mesures n’ont pas réalisé les objectifs de développement escomptés. Face aux critiques adressées à ces programmes, la vision orthodoxe considère que l’échec des modèles est dû, non aux erreurs inhérentes au « consensus de Washington » lui-même, mais à sa mise en œuvre.
C’est le cas de l’économie marocaine qui, malgré des décennies de libéralisation économique, connait toujours des difficultés économiques et sociales ce qui laisse le pays à la traine en matière de développement humain entre autres. Diverses études aussi bien des chercheurs indépendants que des organismes internationaux comme la Banque Mondiale, la BAD et l’OCDE soulignent ces difficultés. Le dernier rapport portant sur l’examen multidimensionnel du Maroc réalisé par le Centre de développement de l’OCDE relève l’existence de contraintes et formule des recommandations. En général, les analyses débouchent sur le fait que ce modèle n’est plus soutenable et attirent l’attention sur ses vulnérabilités. C’est dans ce sens que s’inscrivent les résultats d’une enquête réalisée par le Centre marocain de conjoncture au cours du premier trimestre de l’année 2018. Selon cette étude, 97,5% des patrons d’entreprises sondés sont unanimes : le modèle de développement actuel a atteint ses limites ce qui nécessite sa refonte.

L’analyse des tenants et aboutissants de ce sujet fera l’objet de la journée d’étude organisée par la Faculté des Sciences juridiques, Economiques et Sociales Souissi. En fait, le sujet soulève d’importantes questions :
-Quels sont les principales causes des limites de ce modèle ? 
-sont –elles inhérentes aux spécificités de l’économie marocaine ou plutôt au modèle libéral de référence tel qu’il ressort du Consensus de Washington ?
-sont – elles liées à l’insuffisance des mesures appliquées, auquel cas il serait nécessaire de renforcer les réformes de libéralisation ?
-Quelles voies alternatives peut-on envisager et à base de quels principes ? 
Ces questions peuvent être ramenées à deux niveaux d’analyse :
-le premier niveau aborde les principales causes de la non soutenabilité de ce modèle. 
-le second niveau s’interroge sur les conditions et les principes qui peuvent fonder les alternatives possibles et envisageables. 
Pour débattre de ces questions, nous avons le plaisir d’accueillir et d’écouter d’éminents chercheurs intéressés par la présente problématique. Il s’agit de :

  • Pr Ahmed AZIRAR : communication : « Opinion publique ou opinions de publics; quelles priorités pour rénover le modèle économique? »
  • Mme Nisrine GHEFOU : communication « Modèle économique marocain, croissance économique et inégalités. Quel lien? »
  • Pr Said DKHISSI : communication « Nouveau modèle économique ou ajustement historique ? »
  • Pr Noureddine EL AOUFI : « Nouveau modèle de développement : le fond et la forme »
  • Pr Mohammed Said SAADI : « "En quête d'alternatives au modèle néolibéral". »

Comite d’organisation :
  • Pr Mohammed AKAABOUNE, enseignant- chercheur, vice-doyen chargé de la formation continue – FSJES Souissi
  • Pr Abdelaziz KARRAKI, enseignant-chercheur, vice- doyen chargé de la recherche scientifique – FSJES Souissi
  • Pr Abdelmoughit Benmessaoud TREDANO, en seignant chercheur – FSJES Souissi

Programme de la journée d’étude : « Maroc : le modèle économique en question »0
  • 08h30 à 09h : accueil des participants
  • 09h – 09h15 : Allocution du Professeur Azzedine GOUFRANE, Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales Souissi
  •  Séance 1 – 09h15 à 10h30 : -Modérateur : Pr Abdelmoughit BENMESSAOUD TREDANO
  • 09h15- 09h40 : Pr Mohammed AKAABOUNE, Présentation du thème de la journée d’étude

  • 09h40 – 10h05 : Pr Ahmed AZIRAR : Opinion publique ou opinions de publics; quelles priorités pour rénover le modèle économique?
  • 10h05 à 10h30 : Mme Nisrine GHEFOU : " Modèle économique marocain, croissance économique et inégalités. Quel lien?
  • Pause café : 10h30- 11h
  • Séance 2 : 11h – 13h30 -Modérateur : Pr Mohammed AKAABOUNE
  • 11 – 11h25 : Pr Said DKHISSI : Nouveau modèle économique ou ajustement historique ?
  • 11h25 – 11h50 : Pr Noureddine EL AOUFI : Nouveau modèle de développement : le fond et la forme
  • 11h50- 12h15 : Pr Mohammed Said SAADI : "En quête d'alternatives au modèle néolibéral".
  • 12h15 - 13h30 : Débat général

Cress Revue

{picture#http://store4.up-00.com/2017-07/149982714684611.jpg} Revue marocaine des sciences politiques et sociales, Dossier "Economie politique du Maroc", volume XIV, Hors série. Les auteurs du volume n'ont pas hésité ... {facebook#http://facebook.com} {twitter#http://twitter.com} {google#http://google.com} {pinterest#http://pinterest.com} {youtube#http://youtube.com} {instagram#http://instagram.com}

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