EMPLOI AGRICOLE ET ........ Pr Mohamed Khariss,





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Emploi agricole et sécurité alimentaire
Cas du Maroc
Prof de l’Enseignement supérieur en finance et économie
Directeur de LARCEPEM. Membre du CIRPEC.
Université Mohamed V de Rabat.         
m.khariss@um5s.net.ma
Introduction
Nous vivons la crise socioéconomique la plus dure depuis celle de 1929. Une crise qui se propage parallèlement au virus covid-19[1]. Avec le temps, elle devient de plus en plus dure, effets boule de neige, à l’intérieur et à l’extérieur des frontières.
Les spécialistes attendaient une crise de la dette publique après celle de 2008, mais jamais une crise sanitaire. Celle-ci peut être considérée comme une crise mixte qui résultent de la chute brutale de la demande suivie de celle de l’offre suite à la décision administrative du confinement de la population afin de faire face à cette épidémie -seule mesure préventive possible jusqu’à nos jours-.
Les entreprises et les professionnels sont obligés d’arrêter ou de ralentir leurs activités. Par conséquent, le chômage total et partiel explosent, les revenus et la demande continuent de baisser.
Aux États-Unis, le nombre d’inscriptions au chômage durant la dernière semaine de Mars, a augmenté de 6.6 millions, on prévoit l’augmentation du chômage à 13% au 2ème trimestre d’Avril et à 30% en quelques mois.
En France, au 3 Avril, 473.000 entreprises notamment les petites, avaient fait une demande de chômage partiel pour 5 millions de salariés -du jamais vu-. Tous les secteurs d’activités sont frappés par la crise mais à des degrés différents, les plus touchés sont les transports et logistiques, hôtelleries et restaurations, cafés, textiles, voitures et agricultures.
Face à une telle grave situation, les pouvoirs publics dans tous les pays réagissent pour limiter le nombre de faillites des entreprises et soutenir les ménages en difficulté. On assiste partout à un retour en force de l’État, non seulement providence mais surtout social avec des programmes de soutien budgétaire et monétaire sans précédents dans tous les pays.
Aux États-Unis, un plan d’urgence de plus de 10% PIB, (500 Milliards de dollars pour les petites entreprises). En France, un plan de 45 Milliards d’Euros soit plus de 2% PIB. Au Maroc, un fonds de soutien de plus de 30 Milliards Dirhams collectés jusqu’à nos jours. En plus de ces fonds, en Europe et aux États-Unis, les banques centrales rachètent les dettes publiques de leurs pays. Le but est d’injecter la liquidité et de maintenir les taux d’intérêt faibles.
Toutes ces mesures sont importantes, mais seront-elles suffisantes pour faire face à la crise et assurer l’offre suffisante et durable de biens et services nécessaires à la population ?
Durant cette période de crise et de confinement, nous n’avons tous qu’un seul souci : avoir des produits alimentaires en quantités suffisantes, avoir les médicaments nécessaires en cas de problèmes de santé et bien sûr avoir un revenu suffisant pour procurer ces deux types de produits. Tous les autres biens viennent en second rang.
La crise nous a donc bien fait comprendre que dans un avenir fortement risqué, nous devrions faire face aux trois défis majeurs suivants :
-          Sécurité sanitaire ;
-          Sécurité alimentaire ;
-          Pouvoir d’achat.
Par ailleurs, la perturbation de la logistique et des échanges internationaux nous a bien montré que pour relever les trois défis ci-dessus, nous devrions désormais compter sur des produits intérieurs, résultats des facteurs de production essentiellement intérieurs, on peut dire du « local pour le local ». Nous ne devons pas oublier que l’économie marocaine est une économie ouverte. Nous avons signé les accords de l’OMC et plusieurs accords de libre-échange. Mais stratégiquement, nous devrions renégocier certains accords pour sauvegarder notre indépendance, particulièrement alimentaire.
I.                   Sécurité alimentaire : définition et enjeux
La sécurité alimentaire à laquelle nous avons ajouté après la sécurité nutritionnelle (SAN) est une approche globale qui combine la quantité et la qualité nutritive des produits alimentaires. Elle peut être définie comme la disponibilité d’une offre durable et suffisante des produits alimentaires nutritifs. Quatre piliers sont à la base de la SAN :
-          L’accessibilité : avoir un revenu et la possibilité de procurer les biens alimentaires ;
-          La disponibilité : l’offre doit être suffisante et diversifiée ;
-          La qualité nutritive : intégrer la qualité des produits comme objectif fondamental de la bonne santé ;
-          La stabilité : L’offre doit être stable et évolutive et les prix aussi.
Dans toutes les économies, l’offre des biens alimentaires est constituée de la production locale à laquelle nous ajoutons les biens importés (s’il y a possibilité d’importer mais à quel prix et avec quels impacts ?)
D’ici 2050, la population mondiale va passer de 7,2 milliards d’habitants actuellement à 9 milliards. La demande de biens alimentaires serait de plus en plus importante. Selon la FAO, en 2050, la demande alimentaire en Afrique va être multipliée par cinq. Le défi serait donc de nourrir toute cette population. Sachant qu’actuellement, 840 millions de personnes sont sous-alimentés dont 150 millions en Afrique.
Il serait important de rappeler aussi que la production agricole est de plus en plus soumise à plusieurs contraintes :
-          La baisse de la SAU : à cause des conditions climatiques, forte urbanisation ;
-          La rareté de l’eau, avec l’augmentation de la population, la demande de l’eau potable augmente, à cela s’ajoute les effets de la sécheresse ;
-          Le coût de l’énergie nécessaire pour produire ;
-          Problème de disponibilité et de prix des engrais ;
-          Les changements climatiques ;
-          Les enjeux du respect de l’environnement.
Dans ce contexte, pleins de risques et de contraintes, la SAN devient un enjeu majeur pour toutes les économies. L’argumentation de la production agricole nationale devient une obligation.
À court terme, les pouvoirs publics doivent continuer à intervenir intelligemment pour sauvegarder le maximum d’emplois possibles et assurer la sécurité alimentaire de la population. Plusieurs pistes seront possibles, mais en plus de la santé, les deux principales activités qui permettront d’atteindre ces deux objectifs à court terme et à moindres coûts sont : les activités agricoles et la petite entreprise.
 Dans le présent article, pour plusieurs raisons, expliquées ci dessous, nous allons nous intéresser à l’agriculture.
II.                Le rôle socioéconomique de l’agriculture
L’agriculture offre l’emploi et le revenu directement pour près de la moitié de la population. L’emploi agricole représente  34,4% de l’emploi total au Maroc et 75% de l’emploi rural[2]. Elle offre également la nourriture pour toute la population.
Ces dernières semaines, plusieurs organismes tels la FAO[3] et le PAM[4] préviennent les États d’un risque éminent de pénurie des produits alimentaires dans plusieurs pays, notamment en Afrique. Durant cette période de crise, la priorité doit être donnée nécessairement à la sécurité alimentaire de la population nationale et non aux cultures de rente. En cas d’insuffisance de la production locale, avec le risque de propagation du virus covid-19 et la perturbation de la logistique internationale, les importations seront difficiles.
Comme toutes autres activités, l’agriculture a pour but de répondre aux besoins socioéconomiques de la population. Elle offre le travail et le revenu aux employés de la filière et de la nourriture pour toute la population. Elle maintient ainsi la population rurale sur place et limite l’exode rurale ce qui pourrai contribuer à résoudre plusieurs problèmes urbains (logement – sécurité, etc.). Cependant, l’agriculture est toujours dominée par son caractère aléatoire et par la variation importante des rendements, ce qui influence fortement l’offre nationale des produits alimentaires, l’emploi, les exportations et le taux de croissance de l’économie nationale. Elle est aussi caractérisée par la dispersion et la diversité des exploitations, par la diversité de la qualité des sols et par la diversité des modes de mise en valeur des exploitations.
La fonction microéconomique de production, nous explique que la production est une fonction croissante de deux facteurs : le capital et le travail, auxquels on a ajouté par la suite la technologie.
Dans l’agriculture, le capital est constitué de trois éléments suivants :
-          Le capital foncier : l’exploitation constitue la principale composante du capital ;
-          Le capital animal ou bétail : pour le travail ou pour la production des produits animales ;
-          Le capital technique : constitué des machines et outils agricoles.
Le deuxième facteur est le travail ; il représente une part très importante dans le coût de production des biens agricoles (végétales et animales).
Le Maroc dispose de près de 9 millions d’hectares[5] de Superficie Agricole Utile (SAU), soit 13% de la totalité de la superficie du pays qui est de 71 millions d’hectares dont 1,6 millions d’hectares irrigués soit 17% de la SAU.
La structure foncière est dominée par les petites et moyennes exploitations ; les exploitations de moins de 5 hectares représentent 24% de la SAU et 71% des exploitations. Les moyennes, entre 5 et 50 hectares représentent 60% de la SAU et 29% des exploitations. Les grandes, supérieures à 50 hectares représentent 16% de la SAU et 1% des exploitations. Dans les petites exploitations, la gestion familiale est prédominante ; 99% des exploitations sont gérées par leurs exploitants. La mécanisation, la fertilisation par des engrais restent moyennement utilisées, avec 47% et 50% respectivement. L’exploitation des sols est prédominée par les céréales qui couvrent 55% de la SAU.
·         Le poids socioéconomique de l’agriculture se présente ainsi :
PIB :                12% en moyenne sur les cinq dernières années.
Emploi :          34,4% de l’emploi total.
                         75% de l’emploi rural.
Exportations : 11,6% du total exportations.
·         L’offre des principaux produits alimentaires (végétales et animales) :
Produits maraichers :100% des besoins ;
Lait : 100% des besoins ;
Viande rouge : 100% des besoins ;
Viande blanche : 100% des besoins ;
Œufs : 100% des besoins ;
Céréales : 40-60% des besoins selon les pluviométries ;
Sucre : 43% des besoins ;
Huiles de graines : 3-4% des besoins.
Nous constatons que pour les produits agricoles de base de la consommation de la population (céréales, sucre et huiles), l’offre locale est très faible et insuffisante. Ceci s’explique par la faiblesse de la SAU, des investissements et   de la productivité. Pour ces produits, la dépendance vis à vis de l’extérieur est très forte ce qui constitue un risque très important pour notre sécurité alimentaire.
 Par ailleurs, La rationalité économique nous impose d’abandonner ou de réduire l investissement pour la production des biens pour lesquels nous n’avons pas d’avantages comparatifs. Mais socialement (sauvegarder l’emploi rural) et stratégiquement (sécurité et indépendance alimentaire), les pouvoirs publics sont obligés de considérer le secteur agricole comme une priorité et de mettre en place des programmes de soutient , notamment en période de crise et de sècheresse. 
III.             Les principales mesures nécessaires pour soutenir la petite et la moyenne agricultures
Malgré les efforts effectués depuis l’indépendance pour soutenir et promouvoir le secteur primaire, l’agriculture au Maroc reste toujours soumise à plusieurs faiblesses structurelles. Le plan Maroc-vert, lancé en 2008 est un plan ambitieux. Plusieurs choses  ont été faites, mais les résultats restent loin des attentes des agriculteurs particulièrement les petits qui n’ont pas bien profité. Au niveau macroéconomique, la production, les revenus, le PIB et les exportations agricoles restent faibles et instables.  L’année 2020, l’agriculture au Maroc sera doublement affectée. D’abord par la sécheresse et ensuite par la crise covid-19. Comment peut-on alors, dans ces conditions très difficiles, sauvegarder les acquis de ce secteur pour assurer la continuité des activités agricoles, maintenir les emplois de la filière, améliorer la productivité et augmenter l’offre nationale des produits agricoles?
Quelques soient les coûts et les contraintes, le soutien de l’agriculture doit être une priorité de la politique économique nationale.
Dans toutes les activités économiques, les principales fonctions sont la production et la commercialisation. Le revenu des producteurs dépend des coûts, des prix et du chiffre d’affaires. Mais pour les produits agricoles, l’offre et la demande sont fortement instables, ce qui rend les prix et les revenus fortement faibles.
Pour être rationnel et efficace, en plus des mesures du plan Maroc-vert, le plan d’urgence pour le soutien de l’agriculture, notamment la petite et la moyenne, doit être basé sur les deux axes suivants :
-          Le soutien à la production agricole ;
-          Le soutien à la commercialisation.
Rappelons que les facteurs de production sont le capital et le travail. À ces deux derniers, s’ajoutent les frais d’exploitation. Dans l’agriculture, les coûts sont élevés, très difficiles à évaluer et à gérer, mais nous pouvons les regrouper en trois types :
-          Les coûts relatifs aux biens d’équipements : il s’agit des machines agricoles, outils techniques et matériel d’irrigation (pompes et autres équipements) ;
-          Les coûts des matières premières  et intrants : Achats de semences, des engrais, des produits phytosanitaires … ;
-          Les coûts de travail : dont le poids varie selon la nature du système d’exploitation et celle du produit.
Les possibilités de financement sont de trois types :
-          L’autofinancement : composante la plus importante mais reste toujours insuffisante ;
-          Le crédit : conditionné par l’hypothèque et le coût de financement reste élevé ;
-           Les Subventions très limitées et conditionnées : favorisant la moyenne et la grande agriculture.
En plus de l’importance des coûts, de l’instabilité de la production agricole, sa commercialisation constitue un sérieux  problème pour les agriculteurs, notamment les petits.
Le plan de soutien doit assurer à ces agriculteurs, les revenus nécessaires pour financer leurs dépenses ordinaires, les frais de maintien de leurs exploitations et les coûts de production. Pour atteindre ces principaux objectifs, plusieurs propositions sont possibles et plusieurs mesures pourront être prises. Après l’étude des principales contraintes rencontrées par les agriculteurs, nous avons pu regrouper les principales mesures possibles, moins coûteuses et nécessaires en deux grands axes suivants : soutenir la production et soutenir la commercialisation.
1.      Mesures de soutien de la production agricole 
            Pour développer l’offre nationale des produits agricoles, les pouvoirs publics doivent d’une part   élargir la SAU. D’autre part, ils doivent accélérer la construction des barrages pour développer la superficie irriguée. Au niveau individuel, le soutien des exploitants peut se faire de deux manières complémentaires :
1-1             Le soutien pour l’acquisition des biens d’équipements et intrants
a-      Les machines : l’acquisition peut se faire par un leasing dédié à l’agriculture ce qui permettra aux agriculteurs d’avoir les équipements nécessaires tout en allégeant les charges de leurs exploitations annuelles.
b-      Les outils et intrants : (semences, engrais, phytosanitaires, fourrages…) : il est nécessaire de motiver et encadrer les agriculteurs pour se regrouper en coopératives locales. Celles-ci peuvent être installées dans des terrains publics (domaines, habous, collectifs…) et subventionnées pour pouvoir avoir tous les moyens logistiques, humains et financiers nécessaires. Ces coopératives doivent effectuer des achats en gros avec des prix faibles pour leurs adhérents.
Les coûts de l’énergie nécessaire pour l’irrigation sont très élevés, il faut donc aider les agriculteurs à s’équiper en énergies solaires pour alléger leurs couts de production.
         Étant donné que le Maroc est l’un des principaux producteurs des phosphates, pour améliorer leur productivité, les agriculteurs doivent être encouragés pour utiliser plus de fertilisants à des prix subventionnés.
1-2             Le financement externe
Il peut se faire de deux manières : par le crédit et par la finance participative.
a-      Le crédit conditionné : les principales contraintes des crédits bancaires aux agriculteurs sont le risque d’insolvabilité et les garanties. Les banques demandent généralement l’hypothèque des fonciers enregistrés alors que plusieurs agriculteurs ne disposent pas de titres fonciers. Pour dépasser cette situation, les banques peuvent utiliser le cautionnement des coopératives locales ?
Par ailleurs, il faut généraliser aux agriculteurs (quelques soit l’âge, la taille de l’exploitation et la production), les mesures financières lancées dernièrement en faveur des créateurs d’entreprises avec les mêmes conditions et les mêmes facilités.
b-      La finance participative agricole : une sorte de capital-risque local ou régional spécialisé dans le financement des fonds de roulement des activités agricoles, quel que soit la taille de l’exploitation. En mettant en place ce produit financier, qui doit être soutenu par les pouvoirs publics, les banques participatives peuvent financer la production agricole et recevoir leur contrepartie après la commercialisation.
2.      Stratégie commerciale agricole locale
Elle peut être constituée d’un ensemble de mesures nécessaires pour la réalisation des trois objectifs suivants :
-          Protéger les agriculteurs, notamment les petits, de la multiplicité et de la pression des intermédiaires et de la concurrence déloyale ;
-          Assurer aux agriculteurs un prix minimum en tenant compte de leurs charges d’exploitation et de leurs besoins ;
-          Protéger les consommateurs en leur assurant la disponibilité des produits agricoles sur le marché avec des prix abordables.
          Dans une économie libérale et concurrentielle, la formation des prix doit être le résultat de l’offre et de la demande. Mais l’offre agricole est saisonnière et irrégulière. Elle dépend des rendements annuels, résultants non seulement des efforts des exploitants mais ils dépendent aussi des facteurs exogènes (climat…).
Ainsi, les rendements sont les principaux déterminants des prix et non les coûts, comme c’est le cas dans les autres activités économiques. Les fluctuations continuent de la production et de l’offre agricole donnent lieu à l’instabilité des prix et des revenus des agriculteurs.
Une stratégie commerciale spécifique sera nécessaire pour réduire les fluctuations des prix et assurer aux agriculteurs un prix moyen  tenant compte de leurs charges et de leurs besoins. L’intervention peut se faire par une régulation de l’offre des produits agricoles stockables qui doit être répartie sur le long de l’année, c’est-à-dire d’une récolte à l’autre. Pour cela, les coopératives locales doivent être soutenues par la logistique de stockage nécessaire. Pour les produits qui ne peuvent pas être conservés, l’intervention doit être directe pour soutenir les prix.
Cette stratégie de soutien commerciale doit revoir le fonctionnement et la gestion des marchés de gros des produits agricoles pour faire face aux lobbys et aux barrières à l’entrée des producteurs et des commerçants. Ces marchés posent beaucoup de problèmes aux producteurs qui se trouvent généralement pris en otage des intermédiaires. Dans cette situation, ce sont ces derniers qui profitent des revenus des récoltes agricoles et non les producteurs. Il est nécessaire de mettre en place des marchés locaux gérés par les producteurs et par les coopératives agricoles locales.
L’application participative et concertée de toutes ces mesures, nationales et individuelles, devrai améliorer le revenu et le pouvoir d’achat de la population rurale et augmenter l’offre nationale des produits alimentaires ce qui va développer le degré d indépendance alimentaire.
Conclusion
Dans l’économie marocaine, le poids socioéconomique de l’agriculture reste très important, notamment en période de crise. Elle offre l’emploi et le revenu directement ou indirectement à presque 50% de la population active. Elle assure la sécurité alimentaire de la population. Elle est à la base des industries agroalimentaires. Son rôle est aussi important dans le commerce intérieur et dans les exportations. Ainsi socialement, économiquement et stratégiquement, le soutien de ce secteur doit être considéré comme une priorité nationale.
Nous devons soutenir les agriculteurs pour les aider à améliorer leurs revenus, maintenir leurs activités,  améliorer leur productivité et à faire face aux contraintes techniques et financières de la production et surtout de la commercialisation qui leur pose beaucoup de problèmes.
Vu les caractéristiques de ce secteur, la réussite de tout plan de soutien doit être fondée sur les coopératives agricoles locales. Celles-ci doivent jouer un rôle central dans l’encadrement et le soutien des agriculteurs. Ces derniers doivent être motivés, voir même forcés à se regrouper.
           Pour le développement d’une  offre agricole nationale diversifiée, suffisante et durable, il faut pensée à d’autres types d’agricultures plus productives, respectant l’ environnement, économes en terre, en eau et en intrants.



[1] Coronavirus Infectious Disease 2019
[2]HCP: situation du marché de travail, 2019
[3]Food and Agriculture Organization of the United Nations: Prévisions de l’impact covid-19, Avril 2020
[4]Programme Alimentaire Mondial
[5]Ministère de l’agriculture : Recensement et code d’investissement Maroc-vert. 
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